Candidat·e pour le Conseil d'Administration SmartCoop

Michael Magdalenic
Homme
Catégorie A : Entrepreneur·se salarié·e
Oostduinkerke

Avez-vous déjà été engagé·e au sein de Smart (CA, Comité d’éthique, Smart in Progress, autres) ou avez-vous de l'expérience dans d'autre·s coopérative·s ?

J’ai rejoint l’équipe co-développement de Smart comme facilitateur et j’ai aussi participé à de nombreuses formations Smart dans le cadre de mon activité « Re’Pop yourself ».

Smart, ce n’est pas qu’une structure. Ce sont des visages, des voix, des personnes engagées et chaleureuses qu’on croise à chaque passage dans ses locaux. Ce lien humain est essentiel. Surtout face à l’émergence de l’IA et de sociétaires toujours plus isolés.

J’aimerais d’ailleurs contribuer à renforcer ce tissu de rencontres entre sociétaires. Car une coopérative, c’est avant tout une communauté. Et plus de 40.000 membres qui peuvent s’entraider, se conseiller, s’écouter… sérieusement, c’est assez unique, non?!

Votre métier, votre activité :

Je peux compter mes métiers sur les doigts d’une main:

– Voix-off, présentateur, comédien
– Facilitateur et formateur (Re’pop / co-développement)
– Pompier
– Massothérapeute

J’évolue principalement dans le monde de l’audiovisuel, avec un amour particulier pour la voix. Mais ce qui relie tous ces métiers, c’est ma volonté d’être au service de l’humain – que ce soit au micro, en formation ou sur le terrain.

Sociétaire Smart depuis 2016, j’ai obtenu – et défendu – le statut d’artiste avec son soutien. Je suis donc particulièrement sensible aux enjeux liés à ce statut, et à la manière dont Smart accompagne celles et ceux pour qui il représente une réalité quotidienne, parfois fragile.

Dans le secteur de la voix, je suis aussi victime collatérale de l’émergence de l’IA, c’est un sujet qui me tiendra à coeur.

Mais surtout, franchement … je suis sympa! (avec une bonne dose d’humour)

Que pouvez-vous apporter au projet Smart ? Quelles sont les compétences et expériences que vous souhaitez apporter au sein du conseil d’administration ?

Mon parcours est une mosaïque vivante de plusieurs mondes professionnels. Il m’offre une vision transversale, autant pratique qu’humaine.

Avec Re’POP Yourself notamment, j’accompagne des personnes dans leur transformation intérieure, pas uniquement en termes d’organisation ou de projet, mais dans leurs schémas mentaux, leurs croyances forgées depuis l’enfance et leur manière de se positionner dans le monde. Ce qui me passionne et que j’ai envie d’apporter à Smart, ce sont notamment ces dynamiques de réinvention: comment peut-on évoluer sans se trahir? Comment une structure peut-elle grandir sans perdre son ADN?

J’ai aussi appris que les idées ne valent que par leur mise en œuvre. Et que savoir prioriser collectivement est une compétence rare, mais essentielle. Ces choix doivent être clairs, partagés, assumés.

Dans un CA composé de 18 personnes investies, aux sensibilités diverses, l’écoute active, la coordination et le respect des rythmes sont les fondations d’une intelligence collective solide. Et j’adore ces échanges organiques où chacun peut apporter un bout de réponse sur base de perspectives différentes.

Et puis, soyons clairs: dans un monde où l’IA gagne du terrain, l’humain doit rester au centre. Ce qui nous lie, ce sont nos histoires, nos émotions, notre capacité à coopérer. Il faut parfois oser le dire simplement: il faut faire les choses par amour. Ce n’est peut-être pas un argument stratégique… mais c’est le moteur le plus puissant qui soit.

Pourquoi vous présentez-vous au Conseil d’Administration ?

Je me représente une seconde fois, parce qu’il y a l’envie et parce que j’ai la conviction profonde que représenter les sociétaires – dont je fais partie – est fondamentale.

Ce que je trouve fascinant, c’est que Smart s’est toujours battu pour reconnaître et encadrer les réalités professionnelles « hors normes ». Elle donne corps aux fameuses « exceptions qui confirment la règle ».

Depuis dix ans au sein de la coopérative, j’ai aujourd’hui envie de contribuer à cette mécanique créative, à cette capacité à inventer du cadre là où il n’en existait pas.

Et puis, peut-être puis-je aussi faire le lien entre des profils atypiques, comme le mien, et les besoins plus classiques. Après tout, c’est souvent entre les cases que naissent les meilleures idées. Et vous, êtes-vous une exception qui confirme la règle?

Comment voyez-vous Smart dans le futur ? Quelle est votre vision à terme du projet ?

Je distingue plusieurs enjeux:

– Artiste: son statut est en mutation, voire menacé. Comment Smart peut-elle anticiper, protéger, réinventer un cadre pour ceux qui ne rentrent dans aucune case? Rendre ses outils plus inclusifs, adaptables, face au changement?

– Rayonnement: Smart reste trop méconnue dans certains territoires. En Flandre, par exemple, où j’exerce aussi, les besoins existent, mais les repères sont différents. Comment étendre le modèle?

– Adaptabilité: Le monde change vite. Surtout dans une Belgique à deux vitesses. Smart doit rester réactive, sans sacrifier ses valeurs. Il s’agit de faire vite. Et de faire juste, avec lucidité et cohérence.

– Inclusivité : Comment permettre à Smart d’accueillir une plus grande diversité de profils, d’entrepreneur·euses et de parcours? Et rester accessible aux jeunes, aux publics précaires, aux projets atypiques? C’est vous?

– Famille Smart: Il existe une richesse incroyable au coeur de Smart (formations, labs, …). Comment mieux les articuler entre elles, pour créer une plateforme vivante, cohérente, inspirante? Comment favoriser les projets collaboratifs, là où de nombreux sociétaires se retrouvent encore seul·es?

Et puis surtout : comment garder un espace où chaque sociétaire peut faire entendre sa voix, même autour d’un simple café? Un CA, c’est aussi une oreille. Et j’espère en être une.


 
 
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