Candidat·e pour le Conseil d'Administration SmartCoop

Kathy Van der Elst
Femme
Catégorie A : Entrepreneur·se salarié·e
Beersel

Avez-vous déjà été engagé·e au sein de Smart (CA, Comité d’éthique, Smart in Progress, autres) ou avez-vous de l'expérience dans d'autre·s coopérative·s ?

J’ai une expertise du modèle coopératif.
Oui, j’ai participé à l’Assemblée des Travailleur·euses, aux Let’s meet, au co-développement et je suis membre active de plusieurs coopératives en Belgique.
Par ailleurs, mon travail d’autrice consacré aux coopératives m’a permis d’analyser et d’admirer en profondeur leurs modèles de gouvernance, leurs équilibres et leurs points de vigilance.

Votre métier, votre activité :

Formatrice communication en langues, traductrice, autrice, blogueuse.

Mon parcours artistique (notamment au KFDA, STUK, Les Halles de Schaerbeek, Kaaitheater, Theater Aan Zee et le Concertgebouw Brugge) nourrit une approche ouverte, créative et attentive aux dynamiques collectives.

Que pouvez-vous apporter au projet Smart ? Quelles sont les compétences et expériences que vous souhaitez apporter au sein du conseil d’administration ?

Forte de 35 années comme indépendante, j’ai dirigé ma propre entreprise de communication et de formations en langues avec plaisir, succès et enthousiasme. J’ai aussi assuré l’ensemble des dimensions de gestion: finances, budgets, relations clients et équilibre entre vie professionnelle et privée, tout en restant disponible pour mon fils.
Dans le cadre de Mons 2015, j’ai exercé la fonction de Communication Officer pour les volets néerlandais, anglais et allemand. J’y ai géré le budget des traductions, coordonné les équipes d’interprètes et accompli les missions de traduction et de copywriting, notamment pour les slogans et contenus de communication.

Mon parcours inclut également des fonctions de Training et de Business Development manager trilingue, au cours desquelles j’ai recruté et formé des dizaines de personnes en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas, constitué de nouvelles équipes et contribué à une croissance de 37 %, tout en renforçant mes compétences en structuration et développement d’activités.
En tant que coach en entreprise, notamment pour WW (anciennement Weight Watchers), j’ai développé une forte qualité d’écoute et d’accompagnement, reconnue par plusieurs nominations comme Ultimate Top Coach Benelux. Cet ancrage dans l’humain est complété par des années d’engagement bénévole dans des associations en Belgique et en Inde.

Rejoindre la coopérative il y a une petite dizaine d’années — et quitter mon statut d’indépendante — a constitué pour moi un acte politique: celui d’aligner mes pratiques professionnelles avec mes valeurs.

Pourquoi vous présentez-vous au Conseil d’Administration ?

Je souhaite aujourd’hui prolonger mon engagement et participer activement à la gouvernance.
Autonome et rigoureuse, j’attache une importance particulière à la co-construction, à la qualité du dialogue, à l’innovation, au respect et à la justesse des décisions.

Je considère cette candidature comme une nouvelle étape d’engagement, à la fois exigeante et porteuse de sens. Je souhaite continuer à apprendre au contact du conseil d’administration, y apporter une contribution active alignée sur les valeurs coopératives et veiller à l’équilibre entre viabilité économique, qualité des processus collectifs et cohérence du projet. J’ai choisi de me porter candidate à un moment où je suis pleinement disponible pour m’investir dans cette responsabilité.

Comment voyez-vous Smart dans le futur ? Quelle est votre vision à terme du projet ?

Je vois Smart se renforcer sur trois points.
D’abord, consolider ce qui fait sa force: offrir un cadre solide à des travailleur·euses qui en sont souvent privé·es (revenus, protection, continuité). C’est essentiel et ça doit rester prioritaire.

Ensuite, élargir son impact. Aujourd’hui, le modèle coopératif reste minoritaire (environ 12 % au niveau mondial). Smart peut contribuer à le faire grandir, en étant une alternative crédible et visible pour davantage de travailleur·euses. J’aimerais aussi que Smart soit plus ouverte à la Flandre.

Enfin, continuer à faire évoluer ses pratiques internes: garder une gouvernance réellement démocratique, mais aussi expérimenter, tester de nouvelles formes de collaboration entre sociétaires, faciliter les échanges, les projets communs et les apprentissages.
Pour moi, l’enjeu est que Smart ne soit pas seulement un outil de gestion, mais un cadre où l’on peut à la fois sécuriser son travail et développer des manières de travailler plus collectives et plus riches.


 
 
Retour à la liste des candidat·es