Revue de presse 09/2018

Info - 12/10/2018

Chaque mois, retrouvez une sélection (multilingue) d'articles sur le travail, la protection sociale, les technologies et le travail, l’art et la culture et l’économie sociale.

La rentrée nous a apporté des nouvelles de partout…

La dégressivité  du chômage critiquée #dialoguesocial #politiquebelge

L’économie créative #politiqueculturelle #culture #tierslieux

Le copyright a gagné #EuropeForCreators #Copyright

Une nouvelle crise globale ? #crisebancaire #capitalisme

SMart en route pour le progrès social#protectionsociale #fairjobs #freelancers

Le futur, c’est maintenant ! #futurdutravail #IntelligenceArtificielle #internet #decentralisation


 

La dégressivité du chômage critiquée

Des économistes tirent la sonnette d’alarme dans Le Soir suite à la réforme du chômage voulue par le gouvernement belge dans le cadre du « jobs deal ».

Ils citent une étude de l’American Economic Review qui analyse le système d’assurance-chômage suédois.

Selon eux, une allocation plus réduite au début de la période de chômage peut avoir un effet plus incitatif, l’inverse donc de ce que le gouvernement compte faire chez nous : renforcer l’allocation durant les six premiers mois de chômage, puis accélérer la dégressivité.

Autres observations : les personnes bénéficiant du chômage depuis peu de temps sont plus vite recrutées par des employeurs. De plus, les chômeurs de longue durée ont moins d’économies. « Les chômeurs chez qui les incitations financières sont plus opérantes trouvent plus rapidement un emploi. Le chômage de longue durée concentre dès lors davantage de personnes pour qui les incitations financières ont moins d’impact, l’effet des incitations financières sur une personne peut diminuer à mesure que sa durée de chômage s’allonge. »

Selon les experts, tous ces arguments montrent qu’il serait préférable que les prestations sociales augmentent avec la durée de chômage.

Het kabinet Peeters zegt in De Standaard dat er van het akkoord niet zal worden afgeweken, maar dat ze open staan voor bemerkingen van RVA, academici en de FOD Economie.


L’économie créative

Avec 4,7 % de l’emploi et 4,2 % de la valeur ajoutée, l’économie culturelle et créative dans la Région de Bruxelles-Capitale a perdu du terrain au cours de la dernière décennie selon une étude fraîchement sortie du centre Brussels Studies. « Les causes n’en sont pas tout à fait claires et tous les secteurs de l’économie culturelle et créative sont affectés, mais avec des différences significatives entre eux. » L’étude constate par exemple l’effet négatif de la numérisation sur l’emploi dans la presse écrite et la stabilité du cercle central appelé Art Core (« cœur artistique) , car ce dernier dépend de fonds publics et est, du coup, plus résistant en période d’instabilité économique.

Le rôle de l’État français dans la politique culturelle est remis en question par le président Macron. Culture Veille nous informe du lancement d’une veille des résidences artistiques en France dans le cadre du processus de réforme à l’horizon 2022, baptisé « Cap 22 ». Le quotidien Le Monde s’interroge : « cela signifie-t-il qu’à l’avenir, ce n’est plus le Ministère de la Culture qui aura la main sur les résidences artistiques ? Et sur quels critères une résidence pourra-t-elle être supprimée ? »

Une analyse plus encourageante : les caractéristiques des tiers-lieux et des friches culturelles consistent en une forme de résistance de la société civile, l’expression d’une voix indépendante contribuant à atténuer les effets de la gentrification dans les villes et quartiers concernés. C’est le constat que fait le réseau Trans Europe Halles  dans un article publié sur Snip. Trans Europe Halles est fondé aux Halles de Schaerbeek en 1983 et compte un réseau de 70 centres culturels tels que le Melkweg d’Amsterdam, le Vooruit de Gand et l’ufaFabrik de Berlin.


La grande finale entre les géants du web et le secteur des médias s’est conclue le mercredi 12 septembre au Parlement européen à Strasbourg sur 438 votes en faveur de la réforme, 226 contre et 39 abstentions. Elle a été précédée par un lobbying intense des GAFA (dans ce cas-ci surtout Google et “son” YouTube, Facebook), mais aussi GitHub, Wikipedia ou le Parti vert européen contre cette directive défendue par l’industrie culturelle, les artistes, les éditeurs de presse et les journalistes. Tout cela a occasionné une large couverture par la presse, sur France Inter, Le Soir, et Les Échos entre autres.

Conclusion du président du GESAC (European Grouping of Societies of Authors and Composers) suite à la victoire“today is a victory for Europe and its independence from a few tech giants who have profited off outdated legislation to further consolidate unhealthy dominance and to siphon value out of Europe and its creators”.

Euractiv, web-magazine et groupe de réflexion centré sur les affaires européennes, plaide pour que le secteur des médias entame une réelle stratégie verticale pour susciter un nouvel élan, en agissant sur plusieurs fronts :atteindre la masse critique avec des voix différentes, former et soutenir la nouvelle génération de journalistes, développer de nouveaux modèles d’entreprise, favoriser la coopération transfrontalière et en différentes langues, diversifier les investissements et financements et enfin, regagner la confiance des citoyens par du journalisme de données, une culture d’investigation.


SMart en route pour le progrès social

SMart se déplace pour informer et débattre avec la société civile, le monde académique, des politiciens et le secteur privé.

Notre administrateur délégué, Sandrino Graceffa, a participé à plusieurs évènements en tant qu’intervenant.

Réunie à Carcassonne en France, l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen voulait connaître notre opinion sur comment assurer des « conditions de travail décentes pour tous ».

« Liberté ! de travailler – Égalité ! des droits – Représentativités » était le thème d’une conférence organisée par L’Observatoire du Travail Indépendant à laquelle participait également la ministre du travail Muriel Pénicaud.

Quel est le rôle de l’économie sociale et solidaire et des communs dans la protection sociale de demain ? Certaines pistes sont proposées dans la brochure du groupe de travail “protection sociale, ESS et communs” de La Coop des Communs, dont une partie a été rédigée par Sarah de Heusch de SMart.

La première édition de Fearless Cities Brussels s’est déroulée au Kaaitheater le 22 septembre et Sarah de Heusch y animait le workshop “How to create meaningful jobs in Brussels“.

 “The rise of the European self-employed workforce” est le titre du nouveau livre de Sergio Bologna. Sa publication nous paraissait une belle occasion pour débattre des enjeux des freelances dans le monde de demain. Ce fut chose faite le 13 septembre avec ETUI (European Trade Union Institute) et la Commission européenne, dans nos locaux de Bruxelles. Par ailleurs, l’analyse de Sergio Bologna sur les caractéristiques du travailleur freelance est toujours consultable sur notre site.


Une nouvelle crise globale ?

Le site The Real News annonce une nouvelle crise mondiale faisant partie intégrante de notre économie capitaliste, car les institutions et les pays sont interconnectés et les effets de boomerang peuvent survenir à différents niveaux. Explications : Tout d’abord, des analystes de la situation aux États-Unis et dans le monde, signalent que « l’endettement des entreprises, des ménages, etc. sont à un niveau jamais vu en pourcentage du PIB ou du revenu national ».

Ensuite, nombre des pratiques financières qui ont contribué à la crise de 2007-2010 se poursuivent. Et il n’y a pas assez de transparence sur ce qui se passe sur les marchés dits « fantômes » (shadow-banking) tels que les fonds spéculatifs, les sociétés d’investissement en capitaux, et les marchés mondiaux de la sécurité.

Enfin, les crises et récessions résultent en partie de l’augmentation des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine dans les pays vulnérables. Il n’y a cependant « pas de bulles comme celles de 2006, 2007, ni même la bulle boursière de 2000 ».

De Tijd verwijst naar het effect van de huizenbubbel en zegt dat traditionele banken voorzichtiger zijn geworden, maar dat schaduwbanken zoals hefboom-, pensioenfonds- en obligatiefondsen of alternatieve beleggers, de risicovolle beleggingen hebben overgenomen. De gevolgen hiervan kunnen nog niet voorzien.

Terminons ce chapitre économique avec un article de McKinsey détaillant comment la dette mondiale continue de croître. Les banques sont plus sûres mais moins rentables, et le système financier mondial est moins interconnecté : les flux de capitaux transfrontaliers bruts ont diminué de moitié en termes absolus et sont moins vulnérables à la contagion. De nouveaux risques, tels que l’endettement des entreprises dans les pays en développement, posent cependant un problème.

 


Le futur, c’est maintenant !

L’avenir du travail était au centre des discussions d’une réunion du G20. Selon ce dernier, le challenge consiste entre autres à contrer les inégalités de revenus et le chômage des jeunes par le biais de politiques de développement des compétences. Le 20e point de la déclaration “Sustainable future of work” retient particulièrement notre attention : promouvoir la mobilité des droits liés à la sécurité sociale entre les statuts d’emploi et entre les pays,.

L’OIT lance un nouvel outil participatif pour faciliter le lancement d’une coopérative. Qui veut le tester pour nous ?

Êtes-vous un homo economicus ou faites-vous partie des homines curans ?

Le futur de l’intelligence artificielle (IA) nous permettra d’appartenir à cette deuxième catégorie : des personnes prévenantes, attentionnées, littéralement “qui prennent soin”, donc. Selon The Conversation, l’IA nous aidera à exprimer notre nature empathique et à valoriser les tâches de soin qui ne sont actuellement pas (assez) payées et restent invisibles. En outre, le monde des affaires accorde plus d’attention à l’importance de l’empathie sur le lieu de travail. Des recherches révèlent la diversité des pratiques économiques contemporaines au-delà du capitalisme, et nous montrent à quel point notre économie repose sur la priorité accordée aux soins.

Le site Salon se réfère à de nouvelles études scientifiques qui montrent comment l’altruisme nous aide à vivre plus longtemps et améliore notre bien-être sur le lieu du travail.

Le futur de l’internet, la transition vers le web 3.0, est déjà en cours selon Hackernoon sans que l’on s’en rende compte. Des applications basées sur la technologie blockchain, comme Request Network, Stellar Lumens, Steemit, ou DTube connecteront les gens et les entreprises de façon plus rapide, moins chère et plus éthique que les options actuelles comme Facebook, Paypal ou YouTube.

The Guardian nous éclaire sur le sujet de la D-web, la décentralisation du web, appliquée par les alternatives à Facebook, telles Akasha et Diaspora. En quoi la D-web diffère-t-elle ? Premièrement, il y a une connectivité peer-to-peer; votre ordinateur demande des services, mais en fournit également. Deuxièmement, la manière dont les informations sont stockées et récupérées est différente et peut freiner le phénomène actuel de l’appropriation automatisée : qui contrôle l’emplacement (où les contenus sont publiés) contrôle aussi l’accès à l’information.

Trupo est une nouvelle plateforme qui veut améliorer les conditions de travail des freelances en leur proposant une assurance maladie calibrée. Platform 6, dont le lancement “soft” est prévu fin 2018, ambitionne de faciliter l’échange pair-à-pair entre plateformes coopératives.

Inc magazine sur Medium nous donne jusqu’à 75 façons (à l’américaine,) pour apprendre à (ré)apprécier son boulot. Nos favoris dans la liste : faire du yoga, organiser un déjeuner potluck, se déguiser pour Halloween, attaquer la racine des problèmes au bureau, et complimenter ses collègues dès que l’occasion se présente.

 


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