Le travail au projet. Une étude longitudinale des caractéristiques socio-économiques du « plus haut décile de revenus » chez Smart

Une publication de Louis Volont, Anne Dujardin & Héléna Rajabaly

Il est communément admis que les artistes et professionnels de la création travaillent au projet, mais la question du niveau de leurs revenus devrait encore être approfondie. L’objectif de cette étude est d’identifier les caractéristiques socioéconomiques et démographiques des 10% d’artistes et professionnels de la création membres de Smart ayant les rémunérations les plus élevées via nos outils de gestion (le « plus haut décile de revenus »). Depuis 2002, Smart dispose d’une vaste base de données, dans laquelle nous avons sélectionné 2.394 artistes et professionnels de la création sur la période 2005-2012. Dans ce groupe, nous avons ensuite analysé les caractéristiques socioéconomiques et démographiques des 10% ayant les rémunérations les plus élevées (minimum 10.000€ bruts par an) en les comparant au reste des membres actifs sur cette période. Les données mettent aussi en évidence l’existence de différences significatives entre les artistes et professionnels de la création membres de Smart. Nous constatons que, parmi les 10% avec les rémunérations les plus élevées, il y a davantage d’hommes, un nombre de jours prestés plus élevé et des parcours plus continus. Cependant, la notion de « membres avec les rémunérations les plus élevées » est à relativiser, étant donné que seul un nombre limité de membres peut vivre uniquement grâce aux rémunérations facturées via nos outils de gestion.

Le résumé de ce working paper est téléchargeable ici.

Le working paper lui-même est téléchargeable ici, en néerlandais.