Espaces partagés, du travail à la fête

Une étude de Mathieu Bietlot, Marine Declève, Arnaud Idelon, Sébastien Paule, Chloé Salembier, Caroline Senez, Carmelo Virone (dir.)

La reconversion de friches industrielles en espaces partagés voués au travail créatif devient un classique des politiques de développement territorial. Cette évolution correspond à une mutation survenue dans l’organisation du monde du  travail. L’entreprise traditionnelle concentrant entre les murs de son enceinte tout le personnel, les machines et le matériel dont elle avait besoin a en partie cédé la place à des principes d’organisation plus mobiles, en particulier quand  les ressources reposent essentiellement sur les capacités humaines et numériques. De tels dispositifs permettent de lutter contre l’isolement en favorisant  un  esprit communautaire et la création de nouvelles solidarités.

Voici  plusieurs années déjà que le développement d’espaces partagés fait partie des enjeux premiers de Smart, en tant que  projet propre ou en collaboration avec d’autres structures. Il s’agissait de répondre aux besoins exprimés par les membres de disposer d’environnements de travail qui leur permettent de développer leur activité en pleine autonomie, tout en évitant d’être confrontés à l’isolement, à la grise solitude qui guette le freelance.

En même temps qu’ils incarnent la transformation sociale que porte la coopérative, ces tiers-lieux sont des accélérateurs pour les projets des communautés qu’ils rassemblent.

Il était temps pour nous de faire le point sur ces initiatives, en nous appuyant sur des expériences concrètes menées en France et en Belgique et en nous efforçant de varier les angles d’attaque, de manière à appréhender le phénomène dans ses principales dimensions.

 


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