L’Espace Liberté : espace de travail ET de rencontre en Outremeuse

15/4/2016

Le 1er avril 2016, l’Espace Liberté fêtait sa première année d’existence. Et en 12 mois, le lieu a bien changé, bien grandi. Aujourd’hui, selon l’objectif de départ des initiateurs, les espaces proposés à la location accueillent des structures ou travailleurs des secteurs du multimédia : infographiste, journaliste, consultance web, community manager, designer, événementiel. “L’Espace Liberté est un nouveau pôle de créativité qui va réunir, dans un environnement professionnel privilégié, différents acteurs de l’audiovisuel, du web et du transmédia.”, lit-on sur leur site. Simple. Mais comment en sont-ils arrivés là?

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Revenons sur la naissance de l’Espace Liberté. A l’origine, Instants Productions, collectif consacré au webmédia “Salauds de pauvres”, “Bénévoles” (voir ici) était en expansion et avait besoin d’un nouvel espace de travail, l’idée étant de s’installer, comme ça se fait communément, faute de budget, dans un espace privé de type appartement (c’est toujours mieux que de squatter le salon de l’un d’entre eux toutes les semaines ou de travailler seul, chacun chez soi et de ne se voir qu’au café). Lors de ses recherches, l’équipe découvrit un espace de type industriel beaucoup plus grand que leurs besoins. Le rêve commençait. Très vite, ils ont osé imaginer un projet plus vaste. C’était l’occasion de s’entourer de compétences complémentaires nécessaires pour être présent sur le marché du numérique et ainsi proposer un espace spécialisé aux secteurs multimédias. Il ne s’agira pas de forcer la collaboration, c’est important, mais bien de s’entourer de pairs, de professionnels ou passionnés dont les centres d’intérêt et les problématiques aussi pourront se croiser.

Bien entendu, il s’agit surtout de s’engager et de prendre des risques. Va-t-on réussir à tout louer? Et rapidement? Quelle est notre marge de manœuvre? Et si on devait ouvrir à d’autres secteurs? Non subventionnés pour ce nouveau projet, ils apprennent la gestion d’un budget tout autre, tout en n’étant pas, comme ils disent des « marchands de bureaux ». Il faudra donc démarcher auprès des secteurs, parler du projet encore et encore (c’est que le début, d’accord, d’accord) et petit à petit, les locataires arrivent. Par chance, l’architecte, propriétaire du bâtiment, est sensible à leur projet et souhaite réfléchir avec eux à un espace fonctionnel tout en respectant la particularité architecturale du lieu. Les aménagements seront minimaux, les cloisons transparentes permettent la mise en valeur de ce lieu industriel. Le lieu et les relations qui y évoluent sont ainsi voulues organiques. Rien n’est forcé, sauf le respect de l’autre, de son travail et des règles collectives. L’autorégulation est permanente et les besoins sont adaptés en fonction de tous.

Et aujour877A1113d’hui, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de personnes qui y travaillent. Les collaborations naissent et parfois par hasard. C’est au dernier festival  « Images et Santé » que plusieurs occupants de l’Espace Liberté se sont rendu compte qu’ils travaillaient sur ce même projet et qu’ainsi ils étaient complémentaires. Dorénavant, ce sont des offres plus complètes qu’ils pourront proposer à leurs différents clients ou partenaires. Des fonctionnements simples se mettent en place pour l’organisation de la vie collective (assemblée générale, réseaux sociaux).

S’il y a un an, l’asbl se disait « Ca va peut-être tuer Instants Productions, mais on mourra en beauté. », aujourd’hui, force est de constater que le phénix n’a pas eu besoin de renaître de ses cendres pour prolonger de plus belle sa vie et ses projets.

Site web : http://instantsproductions.be/espace-liberte/

Sophie

 

Dynamo Coop : The Final Countdown !

14/1/2016

dynamobanniereDes sessions d’infos en veux-tu en voilà, des soirées, des apéros, des rendez-vous informatifs… Tu ne peux pas être passé à côté du projet Dynamo Coop dont Smart est partenaire !

Depuis le mois d’octobre et jusqu’au 14 février 2016, Dynamo Coop, société coopérative immobilière à finalité sociale et culturelle, rassemble des fonds pour concrétiser ses projets.

Actuellement, deux bâtiments ont été achetés par la coopérative : un énorme hangar dans le quartier Saint-Léonard, destiné à accueillir des ateliers collectifs “travail des matières” (bois, métal, céramique, sérigraphie, textile…) ainsi que le bâtiment du 13 rue Roture (que tu connais sous le nom de ‘Live Club’ ou ‘ Tipi’ ou encore ‘Cirque Divers’, si tu as plus de 40 ans), destiné à la diffusion.

Pourquoi fait-on appel à vous (et à votre épargne) ? Pour pouvoir, le plus rapidement possible, faire des travaux dans ces deux bâtiments et les rendre accessibles au plus grand nombre, pour un loyer le moins cher possible.

Alors, si tu as un peu d’argent qui dort, sur un compte épargne ou sur ton activité Smart, que tu as envie de soutenir le projet et/ou d’y participer, il te reste 3 semaines pour déplacer ton épargne dans la coopérative.

Notre site, c’est ici : http://www.dynamocoop.be/

Une interview de Marc Moura, un des fondateurs du projet, est disponible ici.

Pour devenir coopérateur, c’est par ici.

dynamo-coop-logoPour en parler, tu peux m’appeler pendant les heures de bureau (Agnès 04/342.71.15) ou m’envoyer un mail (gry@nullsmart.coop), je me ferai un plaisir de répondre à tes questions.

Ce beau projet à besoin de chacun ! Rejoins-nous maintenant !

Le Comptoir des Ressources Créatives

9/11/2015

logo_crcTu veux louer un espace de travail près de nous mais tu ne sais pas qui contacter ?

Le Comptoir des Ressources Créatives répond à toutes tes demandes !

Tu as peut-être vu passer une annonce qui dit qu’un poste de travail s’est libéré ‘à la maison’ Quai des Tanneurs, tu n’as pas été assez rapide à la détente et l’occasion t’es passée sous le nez, tu te demandes comment ça marche les bureaux partagés, combien ça coûte ? Et bien, c’est très simple, tu te connectes sur internet, tu te rends sur le site http://www.comptoirdesressourcescreatives.be/ et tu choisis : tu peux remplir un formulaire pour qu’Hugo prenne contact avec toi quand un espace se libère (tu pourras y indiquer toutes tes exigences point de vue espace, bruit, température, …) ; tu peux t’inscrire au prochain Pitch Café (c’est toujours l’occasion de rencontrer des gens sympas qui ont des projets intéressants) ; tu peux y trouver toutes sortes d’infos utiles aux créateurs et créatrices de la région ;  tu peux même proposer de partager ton lieu de travail qui est top grand et trop équipé pour toi tout(e) seul(e).

Le Comptoir des Ressources Créatives, c’est une ASBL qui, depuis 2011, offre des services matériels et immatériels aux créateurs et créatrices professionnel(le)s ou qui aspirent à le devenir. Elle s’appuie sur leur expérience de terrain pour mettre en commun les ressources et les énergies afin de construire des solutions collectives, mutualistes ou coopératives qui respectent la singularité de chacun. On est – carrément !! – partenaires. N’hésite pas à te tourner vers elle !

« La Galerie Central », « la Centrale des arts urbains », c’est l’endroit où Spray Can Arts a installé ses quartiers.

9/9/2015
Photographie TLH976 (1)

© Photographie TLH976

Spray Can Arts est, au départ et avant tout, un collectif d’artistes et d’amis issus des scènes graffiti, hip-hop et électro du début des année 90. Après une quinzaine d’années, le collectif se fédère et crée une asbl et se met rapidement en quête de locaux, afin de s’installer dans le milieu artistique “professionnel”. Il posera d’abord ses valises dans un espace en location, dans le quartier des Guillemins.

 

© Photographie TLH976

Cet atelier deviendra le laboratoire de l’asbl, des projets se montent, on produit, on expérimente. La surface devient rapidement trop étroite et l’idée d’acheter un bâtiment fait son chemin. Spray Can Arts l’imagine dans un premier temps modeste, de la taille d’une petite maison… Mais en 2011, la visite de l’ancienne Centrale des peintures et des produits chimiques, un bâtiment industriel brut de 1200 m², leur offre la perspective de pouvoir pérenniser leurs activités, rencontrer et accueillir d’autres artistes et acteurs du monde créatif et proposer une programmation “alternative” aux publics liégeois.

Photographie TLH976 (3)

© Photographie TLH976

Il faudra une année complète pour monter un plan financier crédible et élaborer les plans, tout en continuant à mener les activités (ainsi par exemple, sur un été, les stages proposés par l’asbl accueillent pas moins de 200 enfants et ados !).

Les travaux débutent en 2013, en grande partie grâce à l’aide bénévole des membres et amis de l’asbl. Le projet global est baptisé la « Centrale des arts urbains » (ah, nous y sommes). C’est un centre d’art, qui a pour ambition d’offrir aux artistes un lieu de création et de diffusion pluridisciplinaire : des bureaux et ateliers partagés, des studios de répétition pour musiciens et un espace d’exposition, la « Galerie Central » (re- ah ! On s’y retrouve de mieux en mieux).

Photographie de Dominique Bernard - Exposition Bloody Belgium de Luc Lacroix et Patrice Poch 2015

© Dominique Bernard

L’inauguration a lieu au printemps 2014 (grâce à un petit budget octroyé par Smart / le Centre de création des Tanneurs – ça vous dit quelque chose ?): la Centrale des arts urbains est née et est partiellement opérationnelle – six ateliers et bureaux partagés, une salle d’expo, un petit studio et une cellule administrative. A ce stade, 60% de la superficie sont occupés.

En 2015, Spray Can Arts, en collaboration avec la Maison des Jeunes du Pérî et la Province de Liège (via son programme “ça balance”), entame les travaux de construction de deux studios de répétition supplémentaires, à destination des membres de l’asbl mais aussi du public, qui devraient être terminés en 2016. D’autre part, l’asbl ouvrira cet automne un deuxième espace d’exposition, qui doublera la capacité de la galerie !

Pour boucler la boucle, voici le programme des prochains évènements de Spray Can Arts, soit autant d’occasions de découvrir le lieu :

* Expo des artistes visuel du spectacle Karbon Kabaret : spectacle le 19/09 Place Saint Lambert – expo à la Galerie Central du 17/09 (vernissage) au 03/10

* Pommes-Poires, évènement satellite de Reciprocity design du 19 au 31/10 (vernissages les 22 et 29/10)

Site web : www.spraycanartsasbl.be

Le Hangar « brut » Dony – Quand les créateurs ont une coopérative dans le ventre !

22/6/2015

dony2Après le « chic » Centre de Création des Tanneurs, ce mois-ci nous parlerons du Hangar Dony sis dans la rue éponyme (c’est toujours bien de placer « éponyme » non ?), soit dans le quartier Saint-Léonard à Liège. Le Hangar Dony, deuxième lieu géré par le Comptoir des Ressources Créatives (CRC pour les intimes) a, comme tous les lieux dont nous parlerons dans cette rubrique, une histoire particulière.

Fort d’une première expérience -les Espaces Mutualisés Vivegnis-, le CRC était en recherche de nouveaux lieux à proposer aux créateurs/tifs/artistes. Un projet de salle de concert, avec Jaune Orange notamment, pointait le bout de son nez. Des dossiers pour la création d’une coopérative immobilière se montaient, des projets naissaient… puis se cassaient la figure. Pas toujours facile d’investir sa ville. Mais cet échec restera momentané.

Liège, cité industrielle et particulièrement le quartier Saint-Léonard, regorge d’espaces industriels conséquents, souvent laissés à l’abandon et peu ou mal exploités. Des espaces dont on rêve pour travailler mais où il faut souvent investir en terme de rénovation et d’aménagement (un minimum de chauffage, diminuer les fuites, maximiser la lumière, etc). C’est grâce à l’ancien coordinateur de quartier, Gregor Stangherlin, au fait des moindres recoins des rues de Saint-Léonard, que Marc Moura, administrateur du CRC (oui oui anciennement de Smart), découvre le Hangar Dony. Dès la première visite, conquis, le Comptoir y voit l’opportunité de  pouvoir offrir des lieux de travail pour « le bruit et la crasse », une demande de plus en plus récurrente sur Liège.

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Le bâtiment était à vendre. Impossible dans un premier temps ! Mais l’expérience de l’étude de faisabilité de la coopérative était encore fraîche dans les têtes : Et pourquoi  pas acquérir ce bâtiment à plusieurs? L’on négocia avec le propriétaire, qui accepta ce qu’on peut qualifier de meilleur deal de l’année : le CRC proposa de postposer l’achat de deux ans, le temps de récolter les fonds, convaincre les banques, en un mot de fonder ENFIN la fameuse coopérative Dynamo (* à ce propos, voir ci-dessous le calendrier et les modalités). Et le clou : le montant des loyers payés pendant ces trois années serait déduit du prix de vente. C’est ainsi que le Hangar Dony a pu naître, que des ateliers ont pu s’emboîter, que la cuisine a été montée, les caves vidées de leurs crasses, que des espaces de stockage ont été proposés. On n’avait pas de moyens, il a fallu être inventif pour l’aménagement de cet immense hangar (près de 1500 m²). Chacun, chacune a mis la main à la pâte et le marteau sur le clou.

Aujourd’hui, ce sont pas moins de 15 projets et une trentaine de personnes qui y cohabitent. Lutherie, scénographie, constructions de décors, régie, catering, design et même réparation de vélos. Entre espaces partagés et espaces privatifs, il n’y a qu’un pas. Les bureaux privatifs ne le sont pas tout à fait et ont tendance à s’ouvrir à mesure que les gens se connaissent, les ateliers de travail bruts  sont partagés selon une une organisation communautaire. C’est beau, ça fonctionne bien.

On est sur du lourd avec Dony : une coopérative immobilière, ça ne se crée pas comme ça. Il faut convaincre, animer, discuter, voir le projet évoluer. Mais au final, quoi de plus satisfaisant pour des créateurs/tifs/artistes que de devenir propriétaires et responsables de son espace de travail ?

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logo_dynamoDynamo coop, c’est bientôt !

Cet été, nous t’expliquerons comment devenir coopérateur et nous te dévoilerons les avantages que tu pourras y trouver. Puis, dès septembre, tu pourras, officiellement, devenir coopérateur.

Le Ministre Jean-Claude Marcourt vient de lancer son programme de financement Brasero (avec la Sowescom) – et il y a même une vidéo qui t’explique ce que c’est ici. Le principe est simple  : chaque fois qu’un coopérateur (toi !) mettra 1 € pour soutenir Dynamo coop, la Région Wallonne soutiendra aussi Dynamo coop à hauteur de 1 €. Ça va bien nous aider.

Si tu ne veux pas rater le coche, tiens-toi informé ici : http://www.dynamocoop.be/

Le Centre de Création des Tanneurs : un espace de travail en bord de Meuse

1/5/2015

 

maisonjean

Inauguré en mai 2010, le Centre de Création des Tanneurs fête donc ses 5 ans cette année. Mais l’histoire commence bien plus tôt…

En 2007, l’équipe de Smart Liège (deux personnes à l’époque) découvre le bâtiment du Quai des Tanneurs grâce à un membre alerte, Jean, aujourd’hui notre mascotte. Elle s’installe au 1er étage des anciens bureaux de l’Assureur Bury. Un bureau et une salle de réunion. Simple.

Très vite, elle est contactée par la boite de production Frakas et l’asbl Art-Liège, désireuses d’y installer également leurs bureaux. On négocie avec le propriétaire, on fait quelques menus travaux. Voilà, on cohabite, c’est super, on peut boire des cafés ensemble et se découvrir mutuellement. 2008, la maison est en vente. On fait des calculs. L’emplacement est parfait, le long des quais de Meuse, proche du centre-ville, accès et parking aisés. La maison est grande et pourrait accueillir des collectifs, des artistes, des travailleurs autonomes, nos membres, nos collègues. On décide d’appeler ça le Centre de Création des Tanneurs. Ca serait carrément le premier Créative Spot en Wallonie. On interroge nos membres sur leurs besoins, leurs possibilités financières, leurs habitudes de travail. On se lance.

01Et les travaux commencent. Un an dans la poussière, les câbles et les pots de peintures. On a une super équipe de travailleurs : Armand, Fabrice, Jon, Michel, big up les gars ! La maison prend vie. Frakas et Art-Liège nous quittent. En 2009, on accueille Mefamo et La Film Fabrique (aujourd’hui partie) au rez-de-chaussée. Ils organisent ensemble leur espace de travail qui est magnifique. Stany Graphics et Pierre-Yves Jurdant s’installent tout d’abord dans des bureaux conjoints au rez-de-chaussée. Il ne faudra pas attendre quelques mois pour qu’ils décident de cohabiter dans le même espace. Les JauneOrange arrivent, on monte la salle de réunion au 2ème étage, l’équipe de Smart s’agrandit (aujourd’hui, on est 10). Le troisième étage prend vie, les bureaux sont top et super bien pensés et tout le monde s’y mélange. Les copains de l’asbl Go Go Go !, de FormaT et de AA atelier, les architectes Julie Delvaux, Stephane Franck et Joffrey Marquis, les photographes Michel Tonneau, Elodie Timmermans et Jonathan Berger, etc. Pas mal de gens sont passés, ont marqué la maison, on pense à David Widart (qui a fait des superbes photos du lieu), à Lucidee et ses inspirations festives, à Sans Plomb/Sang d’encre, Njörd, PLMD, le CRC, etcetcetera.
02On installe des jolis luminaires, on fait des concours pour embellir les espaces communs, Giovanni Lomma nous installe un super porte-vélos, la cave devient un espace détente, on installe une douche pour les sportifs du matin. La cuisine prend forme, on s’offre une super machine à café et une fontaine à eau. Et puis vient le jour où la méga photocopieuse est installée. On installe de plus en plus de bureaux pour les membres Smart, la salle de réunion est utilisée par tous mais on fait aussi pas mal de réunions dans la cuisine. Chaque année, on rachète des tasses pour le café, des verres, des magazines, des plantes. Aujourd’hui, on est une bonne trentaine à y travailler chaque jour. Et ça mange des croque-monsieurs, ça discute programmation, ça échange des bons plans, ça organise des stages, tout ça.

Bref la maison prend vie.

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