Smart France, c’est comment ?

15/4/2016

SMlogoart France, c’est comment ?

Installée depuis plus de deux mois dans la Ville Lumière, me voici détachée au bureau de Smart Paris. L’équipe est composée de 3 conseillers : Cécile, Jean-Charles et donc moi (bientôt Nina de Smart Montpellier, qui nous rejoint en mai) – et puis aussi Emily, chargée du développement territorial.

smartparis

Résidence Creatis - Bureaux SMartFR Paris

Résidence Creatis – Bureaux SMartFR Paris

La Gaîté Lyrique

La Gaîté Lyrique

Les bureaux sont situés dans un open space appelé la Résidence Creatis, une plateforme consacrée à l’entrepreneuriat culturel et à l’innovation. La résidence compte deux lieux, un espace de co-working rue Saint-Denis (où sont situés les bureaux Smart)  et un incubateur destiné aux activités innovantes liées au numérique à la
Gaîté lyrique.

 

Au bureau, tout en gardant une note de belgitude (les Parisiens sont ‘fans’), j’ai dû adapter mon langage pour me fondre dans le paysage : je dis…

… saisir et non plus encoder
déjeuner et non plus dîner
… règle et non plus latte
… ruban adhésif et non plus papier collant
… à tout à l’heure et non plus à tantôt
… tu peux me renseigner sur… et non plus tu sais me renseigner sur…

A Paris, Smart compte 1715 membres. Ce n’est pas assez ! Alors, on tente de se développer davantage !

SMartFR existe depuis 2009 et représente aujourd’hui 8567 membres et 11 bureaux répartis sur toute la France. Depuis 2013, SMartFR est basée sur un mode de gouvernance appelé ‘SCIC’ (société coopérative d’intérêt collectif) comparable au chemin que prend Smart in progress.
l’Assemblée générale nationale Smart Lab 2016 | See, Smart & you, aura lieu à Marseille les 2 et 3 juin prochains, ce seront deux jours consacrés aux membres sous forme d’ateliers, de rencontres et d’informations.

 

Smart est aujourd’hui présente dans 9 pays d’Europe : SMartEU !SMartbe signature-vecto_DEF2009

SMart souhaite offrir des solutions adaptées aux besoins locaux et améliorer la mobilité internationale des professionnels de la création.

Après SmartBE et SmartFR, nous ont rejoints SmartDE, SmartIB, SmartIT, SmartHU, SmartNL, SmartAT et SmartSE.
Toutes les infos dédiées à SMartEU : http://smart-eu.org/

A bientôt ! A tantôt !

Anicée

Les Chiroux

14/1/2016

logo_chiroux« Les Chiroux » sont reconnus depuis 1986 en tant que Centre Culturel par la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais ils avaient déjà une vingtaine d’années d’existence au compteur à cette date. En effet, installés depuis 1970 dans la rue du même nom (qui signifie « hirondelles », c’est joli comme tout), ce qu’on appelait à l’époque la « Maison de la Culture » était, selon la volonté de la Ville de Liège qui l’a créée, un centre résolument tourné vers l’avenir. Preuve en est qu’elle existe encore aujourd’hui et que les projets y ont encore une importance notoire : bibliothèque et médiathèque de la Province de Liège bien sûr, mais aussi salle de spectacles et première salle d’exposition consacrée à la photographie de la ville, là où est née la  BIP (Biennale Internationale de Photographie) qui, tous les deux ans, déchire à Liège !

Aujourd’hui, on connait le Centre Culturel pour sa programmation éclectique en termes de concerts (dont les célèbres Ping-Pong), de théâtre jeune public (quoi, t’as jamais emmené ton gamin voir un spectacle ?) de festivals (Jazz 04 ou Fêtes de la Musique) ou d’événements de sensibilisation (Tempo Color). Il est aussi connu pour les expositions (quoi, t’as raté la sublimissime exposition de  José Parrondo ?), les expos photos au sein du Centre Culturel (là où démarre la BIP notamment) ou dans la galerie Satellite au cinéma Churchill.

En 2016, outre la BIP dont on se réjouit, les Chiroux et Smart auront l’occasion de collaborer plusieurs fois. Tout d’abord, dès le 5 février, pour l’exposition « De Profil et de Face », une sélection des œuvres de la Collection Smart. Bien sûr, on t’invite pour le vernissage le 04 février (dès 18h) et puis aussi le 15 avril pour un finissage tout aussi festif !

lereservisteLe 18 février, on t’invite aussi à venir voir une pièce de théâtre qui va être canon : « Le Réserviste ». C’est l’histoire  d’un type qui décide de se mettre en marge et ainsi de rendre service à la société en faisant partie de la « réserve » (un peu comme au foot ou à l’armée). L’invité (canon lui aussi), c’est Mateo Alaluf, un sociologue, spécialiste de l’évolution du travail et de l’emploi. Tu verras, c’est passionnant [1]. Cette pièce inaugure un cycle d’événements tous publics, débats, moments d’informations et de rencontres autour de la vaste thématique « Allocation universelle, revenu de base, salaire à vie… », tu en entendras encore parler longtemps, c’est THE sujet en ce moment !

[1] On a carrément 6 x 2 places à offrir >, envoies un mail « Réserviste » à l’adresse bos@nullsmart.coop

microStart + Smart = microstmart

9/11/2015

logo-microstart_1Trois jours en immersion chez microStart pour Gina

La mutualisation, c’est le dada de Smart.
S’appuyer sur des compétences et des expertises déjà existantes, c’est mieux que de réinventer la roue. Entre deux opérateurs soutenant les activités professionnelles, un lien est-il possible ?
Ainsi, pendant trois jours, Smart et microStart ont échangé un de leurs conseillers pour vérifier si le terrain pouvait répondre à des intuitions.

microStart est une coopérative sociale de crédit professionnel pour les candidats entrepreneurs : elle octroie des microcrédits à ceux qui ne peuvent en obtenir via la voie classique des banques.
Le but ? Lancer ou développer leur projet d’activité indépendante, même en étant demandeur d’emploi, pour un prêt maximum de 15000€. Son objectif social est très fort: aider ceux qui ont plus d’idées que d’argent. Le but est de faire un crédit juste et utile pour développer son projet ou son activité sans se mettre en difficulté. Des formations pratiques et concrètes assurées par des spécialistes permettent de se préparer à obtenir le diplôme de gestion, à mettre en forme son idée ou à concrètement lancer son activité.

microstratsmartSmart a créé un outil de facturation pour salariés, microStart permet un financement pour indépendants.
À quoi cet échange va-t-il nous mener ? À vrai dire, on ne sait pas très bien encore. Des connexions sont possibles, nous verrons d’ici quelques semaines si on peut jeter un pont entre nos services. Si le bureau microStart de Liège est implanté juste de l’autre côté du pont des Arches, ce n’est sans doute pas un hasard!

microStart Liège – rue de la Madeleine, 27 à 4000 Liège  – 04/227.91.25 – liege@nullmicrostart.be et http://microstart.be/fr

Giovanna Massoni présente RECIPROCITY

9/9/2015
portrait_giovanna_massoni

photography © by Denis Erroyaux

La prochaine édition de RECIPROCITY Design Liège se tiendra du 1er octobre au 1er novembre 2015. Smart Liège est partenaire de cette Triennale qui se définit  davantage comme « un programme culturel où le design est avant tout une recherche de solutions et de systèmes pour améliorer la qualité de vie de chacun, un acte de générosité et de réciprocité ». Giovanna Massoni, directrice artistique de RECIPROCITY nous en touche quelques mots.

 

logo_reciprocityRECIPROCITY en est à sa deuxième édition : comment la définiriez-vous au regard de l’édition de 2012 ?

Depuis 2012, RECIPROCITY a développé des relations et des synergies avec une multitude d’organisations locales qui orientent leur travail vers l’innovation sociale dans différents secteurs : culturel, agro-alimentaire, entreprenariat social, enseignement… Ainsi, l’édition 2015 est guidée par une sorte d’émancipation de ses finalités, grâce à la collaboration avec ces associations qui développent un travail exemplaire. Cette alliance se construit à travers des échanges de compétences qui contribueront à accroître l’impact concret du projet au sein du débat autant international que local d’une nouvelle économie circulaire. A partir de ce constat, nous avons également décidé d’élargir la grille disciplinaire du design à d’autres formes de la créativité et du projet social : l’architecture, le graphisme, le film documentaire.

 

Vous dites « vouloir sortir le design de sa tour d’ivoire et toucher le grand public ». Comment RECIPROCITY relève-t-elle ce défi ?

Nous avons essayé de construire un système en partant d’une méthodologie participative, que ce soit avec les écoles de Liège et de l’Euregio, les habitants d’un quartier, les organisations locales actives sur le territoire,… Ce qu’on montre et ce dont on débat ici, ce n’est pas de produits finis mais d’initiatives qui indiquent des parcours avec une série de finalités.

 

Smart est partenaire de RECIPROCITY. Quels sont, selon vous , les points communs entre nos initiatives respectives ?

On partage certainement la même finalité et le même terrain. Ce qui me semble important à souligner est l’élément collaboratif. Créer et soutenir une nouvelle ‘classe’ de travailleurs indépendants, c’est très bien. L’élément associatif, les initiatives qui contribuent à créer de la cohésion et qui renforcent ce secteur devraient se faire à un rythme continu. Le partage des services est désormais un acquis. Désormais, il faut s’occuper de créer une sensibilité à l’intégration de la créativité dans le système sociétal et convaincre les autorités publiques d’adhérer à un changement important dans la gestion de l’économie et des services publics. La culture et l’entreprenariat créatif doivent interagir avec la politique et les affaires publiques. La créativité doit s’intégrer aux stratégies économiques. Et pas seulement par le biais des ‘talents’ professionnels mais en stimulant une énergie créative diffusée dans la population. Investir sur le capital humain, la conscience, la dignité, la responsabilité civique de l’individu sont des véritables sources de résilience et de durabilité dans le développement d’une ville.

 

photos_reciprocityL’évènement incontournable de cette édition que nos membres ne peuvent pas manquer  ?

Je dirais :

  • les quatre expositions principales, ainsi que les workshops et conférences qui les accompagnent.
  • les deux jours consacrés au film documentaire social (avec la présence de deux réalisateurs mondialement connus, Marcus Vetter et Andreas Dalsgaard), et la soirée de débat avec des représentants de la scène locale.
  • la conférence internationale dédiée à l’Economie de la fonctionnalité, l’architecture durable et le design pour l’innovation sociale.

Le programme complet ici.

 

 

 

A poil, le Micro Festival !

22/6/2015

Interview de JF Jaspers, coordinateur de l’asbl JauneOrange

Mais avant ça, on se met en jambes avec le scotchant teaser réalisé par Sauvage Sauvage.

teaser

L’été sera chaud, l’été sera chaud

Dans les t-shirts, dans les maillots

Pour voir le teaser du Micro

Avec des gens qu’ont tombé le haut

T’as qu’à aller sur vimeo


MICRO FESTIVAL 2C’est votre sixième
 édition : qu’est-ce qui a changé depuis la première ?

Fondamentalement, pas grand-chose à part la configuration du site.

En fait, à chaque fois, on adapte la configuration en fonction de la capacité. On essaie d’optimiser le site pour que tout le monde soit à l’abri en cas de pluie. On tente à chaque fois de de trouver un équilibre entre le fait de ne pas se sentir à l’étroit et le fait d’essayer de ne pas laisser trop de monde sur le carreau.

La preuve en chiffres : lors de la 1ère  édition, il y a eu 1200 personnes et aujourd’hui, nous en sommes à 2000 par jour.

Point de vue organisation, on apprend de nos expériences d’année en année…et c’est vrai que la mise à disposition du RAVI par la Ville, en plus de la cour pavée et de l’espace vert, nous permet de travailler dans un cadre idéal et très fonctionnel.

Qui sont vos bénévoles ? Comment les mobilisez-vous ?MICRO FESTIVAL 1

Ce sont nos premiers fans je pense !

La première année, nous ne comptions que sur les membres du collectif, et puis ça s’est rapidement étendu et chaque année, plein de Liégeois proches ou moins proches s’investissent et font en sorte que le festival ait lieu.

Le cercle de nos bénévoles grandit d’année en année, mais on n’en a jamais trop :)

 

Et si nos lecteurs veulent vous aider, comment vous contactent-ils ?

Ils peuvent aller sur le site www.microfestival.be et cliquer sur « volunteers » où ils trouveront toutes les infos.


Nous avons entendu parler de projets immobiliers pour l’Espace 251 Nord ? Quelles conséquences pour le Micro Festival ?

On attend qu’on nous montre le plan d’implantation…

On nous a confirmé, fin 2014, que nous étions bons pour cette édition, mais on ne sait pas encore ce qu’il en est pour celle de l’année prochaine. En tous cas tant qu’on pourra rester là on le fera, tout dépendra de l’implantation.

Après, je trouve, en tant qu’habitant de Saint-Léonard, que c’est un peu dommage de construire un bâtiment sur un des seuls espaces verts du quartier, alors qu’il y a plein de friches à réhabiliter et qu’un parc dans un quartier aussi dense serait plus que le bienvenu, mais ça c’est une autre histoire :)


Vous avez d’autres projets ?

On envisage d’un jour se lancer dans une édition d’hiver…

Mais on aimerait trouver un endroit adéquat et un peu original – qui garde un aspect un peu éphémère, comme celui d’été… Et y retrouver les ingrédients qu’on tente de rassembler: convivialité, découverte, fête, le tout dans une ambiance ‘cool’!

 

lineupComment choisissez-vous les groupes à l’affiche du Micro Festival ?

On fonctionne au coup de cœur, suivant les disponibilités des groupes et, bien entendu aussi, suivant notre budget qui n’est pas illimité.

On essaie de bouger pas mal et de voir/découvrir des groupes ici et à l’étranger, via l’organisation de nos concerts en club durant l’année également.

Nous sommes sur les mêmes périodes que plusieurs festivals en Europe qui ont, un peu comme nous, un goût pour les groupes émergents, et pas nécessairement les grosses têtes d’affiche: les Congés Annulés (Luxembourg), le Off Festival (Pologne) et les Nuits Secrètes (France) nous permettent parfois d’attirer des artistes et qui cherchent d’autres concerts pour boucler leur tournée.

Ce fut le cas cette année, par exemple, pour les Japonais de Buffalo Daughter, qui viennent en Europe pour le Off Festival.


En pour terminer, on veut des cadeaux ! Qu’est-ce que vous pouvez offrir à nos lecteurs ?microfestival-scuvelier_4691

Des places ! 5 !

Pour les gagner, envoyez un mail à liege@nullsmart.coop. Les 5 premiers mails reçus avec le mot de passe : « Microfestival » et la réponse à la question : « quand se terminent les préventes ? » seront invités au Micro.

Site web :
http://www.microfestival.be/
http://jauneorange.be/

 

A chacun son cinéma

6/5/2015

logo_acscA chacun son cinéma fête ses 5 ans cette année.
L’occasion de faire le point avec Vincent Steffler, coordinateur du projet.

Et donc, vous faites quoi ?

En 2010, nous (quelques artistes un peu farfelus) avons eu l’idée un peu folle de lancer de nouveaux stages de vidéo pour enfants.
Nous organisons principalement des ateliers vidéos, mais pas que… Nous travaillons également dans l’éducation aux médias, construisons des formations sur mesure, produisons/réalisons des films sociaux ou de sensibilisation et pouvons également créer des outils pédagogiques.

Depuis leur création, nos activités de stages ont accueilli plus de 250 enfants, de 6 à 16 ans. Durant ceux-ci, nos participants sont amenés à créer un film dont ils explorent tous les aspects.

 

a chacun 1La création de leur film passe par 6 étapes principales:

– Une réflexion sur les médias qui les entourent,
– Le choix du thème du film et l’écriture du scénario,
– La découverte de métiers du cinéma et d’effets vidéos,
– Le tournage et le montage, la découverte de matériel vidéo,
– L’enregistrement de musiques et voix off,
– La projection du projet aux parents.
a chacun4Quel est votre public?

Nous travaillons avec et pour toutes sortes de publics : sur le thème du handicap, de l’égalité hommes femmes, dans le sport, etc.
Par exemple, nous avons réalisé des films en stop motion ou des outils pédagogiques tels que www.handicaptoimeme.be

Pour le reste, tout est là : www.chacunsoncinema.be

 

a chacun3A chacun son cinéma, c’est qui ?

Les stages ont été lancés en collaboration avec trois associations liégeoises : Icônes Média Production, Mefamo et le Théâtre en île.
Nous avons décidé, à l’époque, de nous regrouper sous le nom du collectif « A chacun son cinéma », pour communiquer plus clairement auprès du grand public.

Nous sommes plusieurs à avoir rejoint le collectif au fil du temps, de manière active ou parfois plus passive, tous sont des membres smart. On peut citer dans les plus actifs évidemment moi, Vincent Steffler autoproclamé coordinateur, il y a aussi Benjamin Dontaine, animateur vidéo et réalisateur, Olivier Charlier, animateur vidéo et réalisateur et Idriss Gabel, souvent surnommé notre grand manitou.


Que peut-on vous souhaiter aujourd’hui ?

Un bon anniversaire !
Cette année, nous fêtons donc nos 5 ans d’existence avec la plus grande des fiertés et un regard positif sur l’avenir.
Tiens, comme le Centre de Création des Tanneurs.
Le rendez-vous est pris, nous fêterons ça le 13 mai ensemble ;)