Giovanna Massoni présente RECIPROCITY

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photography © by Denis Erroyaux

La prochaine édition de RECIPROCITY Design Liège se tiendra du 1er octobre au 1er novembre 2015. Smart Liège est partenaire de cette Triennale qui se définit  davantage comme « un programme culturel où le design est avant tout une recherche de solutions et de systèmes pour améliorer la qualité de vie de chacun, un acte de générosité et de réciprocité ». Giovanna Massoni, directrice artistique de RECIPROCITY nous en touche quelques mots.

 

logo_reciprocityRECIPROCITY en est à sa deuxième édition : comment la définiriez-vous au regard de l’édition de 2012 ?

Depuis 2012, RECIPROCITY a développé des relations et des synergies avec une multitude d’organisations locales qui orientent leur travail vers l’innovation sociale dans différents secteurs : culturel, agro-alimentaire, entreprenariat social, enseignement… Ainsi, l’édition 2015 est guidée par une sorte d’émancipation de ses finalités, grâce à la collaboration avec ces associations qui développent un travail exemplaire. Cette alliance se construit à travers des échanges de compétences qui contribueront à accroître l’impact concret du projet au sein du débat autant international que local d’une nouvelle économie circulaire. A partir de ce constat, nous avons également décidé d’élargir la grille disciplinaire du design à d’autres formes de la créativité et du projet social : l’architecture, le graphisme, le film documentaire.

 

Vous dites « vouloir sortir le design de sa tour d’ivoire et toucher le grand public ». Comment RECIPROCITY relève-t-elle ce défi ?

Nous avons essayé de construire un système en partant d’une méthodologie participative, que ce soit avec les écoles de Liège et de l’Euregio, les habitants d’un quartier, les organisations locales actives sur le territoire,… Ce qu’on montre et ce dont on débat ici, ce n’est pas de produits finis mais d’initiatives qui indiquent des parcours avec une série de finalités.

 

Smart est partenaire de RECIPROCITY. Quels sont, selon vous , les points communs entre nos initiatives respectives ?

On partage certainement la même finalité et le même terrain. Ce qui me semble important à souligner est l’élément collaboratif. Créer et soutenir une nouvelle ‘classe’ de travailleurs indépendants, c’est très bien. L’élément associatif, les initiatives qui contribuent à créer de la cohésion et qui renforcent ce secteur devraient se faire à un rythme continu. Le partage des services est désormais un acquis. Désormais, il faut s’occuper de créer une sensibilité à l’intégration de la créativité dans le système sociétal et convaincre les autorités publiques d’adhérer à un changement important dans la gestion de l’économie et des services publics. La culture et l’entreprenariat créatif doivent interagir avec la politique et les affaires publiques. La créativité doit s’intégrer aux stratégies économiques. Et pas seulement par le biais des ‘talents’ professionnels mais en stimulant une énergie créative diffusée dans la population. Investir sur le capital humain, la conscience, la dignité, la responsabilité civique de l’individu sont des véritables sources de résilience et de durabilité dans le développement d’une ville.

 

photos_reciprocityL’évènement incontournable de cette édition que nos membres ne peuvent pas manquer  ?

Je dirais :

  • les quatre expositions principales, ainsi que les workshops et conférences qui les accompagnent.
  • les deux jours consacrés au film documentaire social (avec la présence de deux réalisateurs mondialement connus, Marcus Vetter et Andreas Dalsgaard), et la soirée de débat avec des représentants de la scène locale.
  • la conférence internationale dédiée à l’Economie de la fonctionnalité, l’architecture durable et le design pour l’innovation sociale.

Le programme complet ici.