Qui est Emeric Bragard?

IMG_1560Emeric Bragard est ébeniste-designer, il passe souvent au bureau de Liège pour sa paperasse, dire bonjour et boire un café. Regardons de plus près qui il est…

Bonjour Emeric, parle-nous un peu de toi !

À la base, j’ai fait des études d’anthropologie à l’ULg. J’ai commencé à travailler le bois à l’âge de 15 ans en faisant des modules de skate. De fil en aiguille, j’ai dessiné et réalisé des petits meubles. C’est en partageant un atelier avec d’autres ébénistes que j’ai appris mon métier « sur le tas ». J’aime rencontrer les gens, aller chez eux, parler de ce dont ils ont envie et besoin, leur proposer un projet et le faire évoluer avec eux dans le choix des formes, des matériaux et des couleurs. J’adore revenir quelques années plus tard et voir comment le meuble a évolué et comment les gens vivent avec lui.

e_bTu travailles avec d’autres personnes ? Tu as des projets sur le feu ?

J’ai toujours préféré les collaborations : avec d’autres ébénistes, des architectes, des designers, des artisans et/ou des artistes divers.

A l’occasion de Reciprocity 2015, avec mon proche collaborateur Pierre Riffon (menuisier-ébéniste dans le quartier Saint-Léonard), nous réalisons la scénographie de l’espace Saint-Antoine pour les ateliers Blink (bureau de design bruxellois). Avec l’aide de Papa Ours pour les découpes numériques, nous réalisons une table de 32 mètres de long qui va accueillir 59 exposants. Je travaille aussi sur une installation pour le collectif ATK ! dans le cadre de la deuxième édition du BAM Festival, qui aura lieu du 22 au 25 octobre à la Caserne Fonck.

Je travaille également sur différents projets d’aménagement d’espace pour des particuliers.

Pourquoi as-tu choisi Smart ?

J’ai été indépendant complémentaire pendant 7 ans (j’étais salarié pour l’asbl Les Grignoux par ailleurs), puis indépendant complet pendant 2 ans. Je me sentais un peu seul avec ce statut qui ne me convenait pas vraiment. Je me sentais obligé d’être dans la rentabilité, et je faisais de plus en plus de choses qui ne m’intéressaient pas. C’est plus simple pour moi aujourd’hui de payer toutes mes taxes en direct. Et je me sens plus libre de faire d’autres choses.
J’ai le sentiment d’avoir le choix et je me sens soutenu. A la Smart, il y a toujours quelqu’un qui prend mon dossier en charge.
Le quai des Tanneurs n’est pas loin de chez moi, le café est bon, et on est bien accueilli. J’apprécie également la possibilité de pouvoir affecter de l’argent gagné avec des projets rentables à des projets artistiques qui ont moins de budget (comme par exemple l’organisation des Full Canvas avec le collectif The Street Walkers).

Et comment peut-on te trouver ?

J’ai toujours travaillé grâce au bouche à oreille. Mais je me suis enfin décidé à faire un site internet qui permet à ceux qui ne me connaissent pas d’avoir un aperçu de mon travail :  www.emericbragard.be