L’Espace Liberté : espace de travail ET de rencontre en Outremeuse

Le 1er avril 2016, l’Espace Liberté fêtait sa première année d’existence. Et en 12 mois, le lieu a bien changé, bien grandi. Aujourd’hui, selon l’objectif de départ des initiateurs, les espaces proposés à la location accueillent des structures ou travailleurs des secteurs du multimédia : infographiste, journaliste, consultance web, community manager, designer, événementiel. « L’Espace Liberté est un nouveau pôle de créativité qui va réunir, dans un environnement professionnel privilégié, différents acteurs de l’audiovisuel, du web et du transmédia. », lit-on sur leur site. Simple. Mais comment en sont-ils arrivés là?

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Revenons sur la naissance de l’Espace Liberté. A l’origine, Instants Productions, collectif consacré au webmédia « Salauds de pauvres », « Bénévoles » (voir ici) était en expansion et avait besoin d’un nouvel espace de travail, l’idée étant de s’installer, comme ça se fait communément, faute de budget, dans un espace privé de type appartement (c’est toujours mieux que de squatter le salon de l’un d’entre eux toutes les semaines ou de travailler seul, chacun chez soi et de ne se voir qu’au café). Lors de ses recherches, l’équipe découvrit un espace de type industriel beaucoup plus grand que leurs besoins. Le rêve commençait. Très vite, ils ont osé imaginer un projet plus vaste. C’était l’occasion de s’entourer de compétences complémentaires nécessaires pour être présent sur le marché du numérique et ainsi proposer un espace spécialisé aux secteurs multimédias. Il ne s’agira pas de forcer la collaboration, c’est important, mais bien de s’entourer de pairs, de professionnels ou passionnés dont les centres d’intérêt et les problématiques aussi pourront se croiser.

Bien entendu, il s’agit surtout de s’engager et de prendre des risques. Va-t-on réussir à tout louer? Et rapidement? Quelle est notre marge de manœuvre? Et si on devait ouvrir à d’autres secteurs? Non subventionnés pour ce nouveau projet, ils apprennent la gestion d’un budget tout autre, tout en n’étant pas, comme ils disent des « marchands de bureaux ». Il faudra donc démarcher auprès des secteurs, parler du projet encore et encore (c’est que le début, d’accord, d’accord) et petit à petit, les locataires arrivent. Par chance, l’architecte, propriétaire du bâtiment, est sensible à leur projet et souhaite réfléchir avec eux à un espace fonctionnel tout en respectant la particularité architecturale du lieu. Les aménagements seront minimaux, les cloisons transparentes permettent la mise en valeur de ce lieu industriel. Le lieu et les relations qui y évoluent sont ainsi voulues organiques. Rien n’est forcé, sauf le respect de l’autre, de son travail et des règles collectives. L’autorégulation est permanente et les besoins sont adaptés en fonction de tous.

Et aujour877A1113d’hui, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de personnes qui y travaillent. Les collaborations naissent et parfois par hasard. C’est au dernier festival  « Images et Santé » que plusieurs occupants de l’Espace Liberté se sont rendu compte qu’ils travaillaient sur ce même projet et qu’ainsi ils étaient complémentaires. Dorénavant, ce sont des offres plus complètes qu’ils pourront proposer à leurs différents clients ou partenaires. Des fonctionnements simples se mettent en place pour l’organisation de la vie collective (assemblée générale, réseaux sociaux).

S’il y a un an, l’asbl se disait « Ca va peut-être tuer Instants Productions, mais on mourra en beauté. », aujourd’hui, force est de constater que le phénix n’a pas eu besoin de renaître de ses cendres pour prolonger de plus belle sa vie et ses projets.

Site web : http://instantsproductions.be/espace-liberte/

Sophie